18/06/2008 Le port-à-cath n’est pas une solution optimale chez l’enfant hémophileDocteur Nicolas Chabert Une équipe spécialisée a étudié le devenir de ces port-à-cath chez 27 enfants hémophiles
L’hémophilie est un trouble inné de la coagulation qui expose à des hémorragies graves. Actuellement on préconise de plus en plus un traitement préventif qui nécessite l’injection intra-veineuse régulière de facteurs de la coagulation. Cette stratégie thérapeutique permet en effet d’éviter un grand nombre d’épisodes hémorragiques (en particulier dans les articulations) et d’améliorer la qualité de vie des patients (en rendant possible certaines activités physiques). Ce traitement préventif, de même que les techniques utilisées lors de l’apparition (relativement fréquente) d’inhibiteurs des facteurs de la coagulation, nécessite des perfusions régulières et fréquentes. L’une des solutions proposées pour faciliter ces injections répétées est la pose d’une chambre d’injection communément appelée port-à-cath. Ce dispositif permet d’accéder facilement et sans douleur au réseau veineux du patient.
Une équipe spécialisée a étudié le devenir de ces port-à-cath chez 27 enfants hémophiles. Après une durée de suivie médiane de 3,3 ans, 25 de ces dispositifs ont dû être retirés. La complication principale a été l’infection. Celle-ci a été d’autant plus fréquente et précoce que les injections étaient quotidiennes (c'est-à-dire surtout pour les traitements visant à éliminer les inhibiteurs). Si les port-à-cath constituent un progrès indéniable par rapport aux cathéters qui doivent être mis en place à chaque injection, les parents (et les patients s’ils sont en âge de comprendre) doivent donc être avertis qu’ils ne permettent pas toujours de poursuivre le traitement sur de longues périodes, notamment lorsqu’il existe des inhibiteurs.
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