Passer le menu | Accès au menu de navigation principal | Accès au menu de navigation secondaire | Accès au plan du site

Vaincre les maladies rares

Vous êtes ici : Accueil > Découvrir l'actualité > Articles

Articles

| Envoyer à un ami

02/07/2008

Marfan : un médicament antihypertenseur plus efficace

Docteur Céline Dupin

Le syndrome de Marfan est une maladie génétique qui touche environ un sujet sur 5 000. Il se manifeste par des signes osseux et articulaires, parfois des complications oculaires mais surtout par des anomalies cardiaques et en particulier par une tendance à la dilatation de la racine de l’aorte avec risque de dissection.

En dehors d’un essai clinique, il peut d’ores et déjà être prescrit dans certains cas en association à un bêta-bloqueur
Il y a deux ans une équipe de Baltimore avait démontré que, chez la souris modèle du syndrome de Marfan, un médicament très souvent prescrit dans l’hypertension artérielle, le losartan, prévenait la dilatation de l’aorte. Cette équipe publie aujourd’hui les résultats d’une étude conduite chez 18 enfants atteints de syndrome de Marfan. Tous ces jeunes patients avaient reçu sans succès des bêta-bloqueurs (le traitement classique destiné à réduire la vitesse de dilatation de l’aorte). Après la mise en route du traitement par losartan, la vitesse d’augmentation du diamètre de la racine de l’aorte mesurée à l’échographie a diminué très nettement (passant de 3,54 millimètres par an à 0,46 millimètres par an). Pour confirmer ces données préliminaires très prometteuses, un essai en double aveugle comparant le losartan à un bêta-bloqueur a été entrepris depuis la fin 2007 aux Etats-Unis. Si ses résultats sont positifs ce médicament deviendra le traitement de référence du syndrome de Marfan. En dehors d’un essai clinique, il peut d’ores et déjà être prescrit dans certains cas en association à un bêta-bloqueur.




Retour à la liste des articles

Retour haut de page

Le saviez-vous ?

Certaines maladies sont extrêmement rares, comme le Syndrome de Lesch-Nyhan qui touche une personne sur 4 millions.