Passer le menu | Accès au menu de navigation principal | Accès au menu de navigation secondaire | Accès au plan du site

Vaincre les maladies rares

Vous êtes ici : Accueil > Découvrir l'actualité > Articles

Articles

| Envoyer à un ami

27/03/2008

Nouvelle thérapeutique d’avenir pour les syndromes hyperéosinophiliques

Docteur Céline Dupin

Une équipe de spécialistes vient d’expérimenter un nouveau traitement dans ces pathologies
Les syndromes hyperéosinophiliques sont des pathologies rares de cause indéterminée. Ils se caractérisent par une élévation du taux de certains globules blancs dans le sang, les éosinophiles. Cette hyperéosinophilie s’accompagne d’atteintes respiratoires, cardiaques, digestives, musculaires, neurologiques et/ou cutanées. Le traitement de ces syndromes repose sur la prescription de corticoïdes, souvent à fortes doses, avec les risques importants de ce type de médicaments.

Grâce à une coopération internationale qui a permis de réunir un nombre suffisant de patients, une équipe de spécialistes vient d’expérimenter avec un certain succès, un nouveau traitement dans ces pathologies. Il s’agit d’un médicament issu du génie génétique, le mépolizumab. Ce produit est un anticorps dirigé contre un constituant normal de l’organisme l’interleukine-5. Celle-ci joue un rôle déterminant dans la régulation des fonctions des éosinophiles.

Les effets de ce nouveau traitement ont été comparés à ceux d’un placebo (substance inactive) chez 85 patients souffrant d’un syndrome hyperéosinophilique nécessitant des doses importantes de corticoïdes. Le mépolizumab a permis de baisser fortement la dose de corticoïdes nécessaire, deux fois plus souvent que le placebo. La tolérance du traitement est apparue satisfaisante. Ces résultats encourageants méritent bien sûr confirmation avant que le mépolizumab ne puisse être considéré comme une alternative thérapeutique pour les syndromes hyperéosinophiliques dépendant de fortes doses de corticoïdes.




Retour à la liste des articles

Retour haut de page

Le saviez-vous ?

Une maladie peut être considérée rare dans une région du globe et fréquente ailleurs : exemple, la thalassémie (défaut de synthèse de l'hémoglobine) est rare dans le Nord de l'Europe, mais fréquente autour de la Méditerranée.