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Vaincre les maladies rares

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08/10/2008

Un jeu vidéo aide au traitement d’adolescents atteints de cancer

Docteur Nicolas Chabert

Un suivi irrégulier ou insuffisant du traitement est l’un des problèmes majeurs rencontrés dans la prise en charge des maladies chroniques chez l’adolescent et le jeune adulte.
En effet, à la différence des jeunes enfants dont le traitement est donné par les parents et des adultes qui ont souvent une bonne perception des risques encourus en cas d’oubli de certaines prises médicamenteuses, les adolescents et les jeunes adultes ont très fréquemment tendance à mal observer le traitement qui leur est prescrit pour une maladie chronique. Cette mauvaise observance est liée à de multiples facteurs psychologiques : déni de la maladie, sentiment d’invulnérabilité, propension aux conduites à risque…

Pour tenter d’améliorer l’observance au traitement chez des jeunes patients atteints d’un cancer, une équipe américaine a choisi d’utiliser un support qui a les faveurs des adolescents : le jeu vidéo. Le jeu développé par cette équipe est destiné à aider les jeunes patients à mieux connaître leur maladie et à mieux percevoir l’importance du suivi strict de leur traitement.

L’intérêt de ce jeu a été testé sur une population de 375 jeunes malades traités pour un cancer dans 34 centres médicaux des Etats-Unis. Par tirage au sort, la moitié de ces malades a été assigné à un groupe bénéficiant du jeu vidéo (groupe intervention) et l’autre moitié à un suivi classique. Les adolescents et les jeunes adultes du groupe intervention étaient invités à se servir du jeu vidéo au moins une heure par semaine durant 3 mois. Les résultats ont été jugés principalement sur le bon suivi du traitement (évalué soit par un pilulier électronique soit par des dosages sanguins). A l’issue de cette étude il est apparu que les sujets du groupe intervention avaient mieux suivi leur traitement que les autres. De plus ils connaissaient mieux leur maladie que les patients ayant eu une prise en charge classique.

De tels programmes spécifiques permettent donc d’accroître l’observance des jeunes patients aux traitements des maladies chroniques, ce qui ne peut que contribuer à améliorer leur pronostic. Reste à en assurer le financement…




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