Soutien à l’Université de Rennes

L'holoprosencéphalie est une malformation congénitale du cerveau dont on ne connaît pas précisément la cause : le projet de recherche mené par le CHU de Rennes a pour objectif de décrypter la génétique et la physiopathologie de la maladie.

Mieux connaître la génétique de l’holoprosencéphalie pour améliorer le diagnostic

L’holoprosencéphalie est une malformation complexe du cerveau. Elle est la plus fréquente des anomalies du développement cérébral (1/10 000 naissances). Elle résulte d’une absence de division du cerveau, ou de sa division incomplète, au cours des troisième à quatrième semaines de gestation.

Cette maladie se caractérise dès la naissance par une malformation grave du cerveau et de la face du nourrisson. L’espérance de vie des nourrissons n’est alors que de quelques mois.

Les origines de cette malformation sont à la fois environnementales et génétiques. A ce jour, plusieurs travaux de recherches ont été menés pour mieux connaître les gènes à l’origine de cette maladie. Il a été mis en évidence que le gène Sonic Hedgehog (SHH) est le gène majeur.
 

Une étude de cohorte pour améliorer le diagnostic d’une malformation du cerveau chez le nouveau-né

Le CHU de Rennes est le centre de référence national de holoprosencéphalie.

Plus de 2000 échantillons de patients issus de l’ensemble du territoire français et de pays européens ont été regroupés au sein du Centre de Ressources Biologiques (CRB) du CHU de Rennes. Grâce aux travaux du Docteur Valérie Dupé et de son équipe, de nouvelles mutations dans plusieurs gènes ont été trouvés.

Afin de pouvoir prouver que ces variants sont bien responsables de la maladie, un modèle permettant de réaliser des tests fonctionnels doit être développé.

L’objectif du projet de recherche est double :

  • Créer un modèle d’organoïde cérébral (technique innovante qui permet notamment de cultiver des cerveaux miniatures) afin d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans cette maladie.
  • Comprendre les mécanismes de développement du cerveau, et ainsi permettre une meilleure prise en charge des patients et de leur famille.

Ce projet repose sur la technique innovante de différentiation de cellules souches pluripotentes induites (IPS) en culture 2D et/ou organoïdes cérébraux. Cette technique permettra d’identifier de nouveaux marqueurs pour une pathologie. Dans cette optique, les recherches menées nécessitent de recruter un post-doctorant qui sera chargé de la technologie des IPS.

Le soutien de la Fondation Groupama apporte son soutien au CHU de Rennes pour le développement d’un nouveau test diagnostic, le mini-exome à hauteur de 50 000 euros en 2022 et 2023.

En savoir plus sur l’holoprosencéphalie

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